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On est pas que crédule

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On est pas que crédule

Quelle a été l’évolution du financement de l’économie depuis 1980 ?

Le 05/05/2021

Avant 1980 : Un système dominé par les banques – L’intermédiation bancaire

Avant les années 1980, les ménages étaient le plus souvent en situation d’excédent de trésorerie, ce qui se traduisait par une capacité de financement. Ils déposaient leur argent à la banque qui pouvait s’en servir pour prêter de l’argent par la suite. En effet, contrairement aux ménages, les entreprises ont des besoins de trésorerie importants. Pour combler leur besoin de financement, elles faisaient appel aux banques : les taux d’intérêt étaient avantageux, ce grâce à l’inflation qui permettait de compenser ces taux d’intérêts. C’est un système d’intermédiation bancaire.
 

Les acteurs de l’économie avaient besoin d’argent pour reconstruire et investir dans le contexte de reconstruction de l’économie et des bâtiments d’après-guerre. Toutefois, pendant la crise de 1970-1980, une forte inflation et l’effondrement du S.M.I. (dont le point culminant fut le 15 août 1971), accompagnés d’une augmentation des taux d’intérêt (pour lutter contre l’inflation), restreignirent l’accès au crédit.
 

Les années 1980 : La désintermédiation bancaire et l’explosion de la finance directe

Deux marchés furent alors créé au sein des marchés des capitaux : le marché monétaire et le marché interbancaire. C’est alors l’explosion de la finance directe (sans l’intermédiaire bancaire) grâce à la politique des 3D : Désintermédiation, Dérèglementation et Décloisonnement. Les États ont modernisé l’accès aux marchés en faisant des réformes afin de les rendre plus accessibles à tous. Les besoins en capitaux des entreprises et des ménages étaient encore très importants en partie à cause de la mondialisation.
 

Un nouveau système de financement de l’économie apparait : auparavant, la cotation se faisait sur papier, mais à partir de 1980, les cotations se font sur ordinateur ce qui améliore la réactivité des marchés et donne un coup de boost à la finance de marché.

C’est le passage d’une économie d’endettement à une économie de marché financier, d’un financement direct à un financement indirect.


La réforme de 1984 : vers une réintermédiation bancaire ?

La première grande réforme bancaire de 1984 ouvre toutes les banques françaises à tout type de public selon le principe d’universalité du dépôt. Dorénavant, tout Français peut aller à la banque de son choix, qu’il soit agriculteur, cadre, etc. En 1986, la corbeille est supprimée et la cotation se fait virtuellement. On commence à créer des titres financiers à court terme comme par exemple les certificats de dépôts pour les banques et les bons de trésorerie pour les entreprises. Le premier marché créé en France s’appelle le M.A.T.I.F. (Marché À Terme International de France). Le M.O.N.E.P. (Marché d’Options Négociables de Paris) est aussi créé à cette époque. Une option est l’achat futur au prix du contrat. Dans ce cas, il y a une plus-value. Les credits default swap (C.D.S.) sont des protections en cas d’effondrement. Les futures sont des emprunts pour prêter à plus long terme (spéculation sur l’évolution du prix d’intérêt). Le gendarme de ces marchés est la C.O.B. (Commission des Opérations Boursières). Les banques diversifient leur rôle (elles font plus qu’accorder du crédit), elles empruntent et prêtent. La banque devient financière et commence à gérer l’épargne des particuliers et des entreprises. C’est en quelque sorte une « réintermédiation » bancaire.

 

L’application des principes libéraux à la mondialisation

Le 05/05/2021

La construction du monde économique contemporain prend trois directions : la transition des économies socialistes vers l’économie de marché, la libéralisation des économies de l’Europe de l’Ouest et de l’Amérique du Nord et l’émergence des pays émergents. La libéralisation des économies de l’Europe de l’Ouest et de l’Amérique du Nord porte aussi le nom de Mondialisation. Elle bat son plein pendant les années 1980, grâce au tournant libéral entrepris par les dirigeants politiques. C’est une extension de l’économie de marché qui touche toute la planète. Ce modèle libéral se diffuse par l’intermédiaire d’institutions internationales (O.M.C., F.M.I., Banque Mondiale).
 

Le dogme libéral se diffuse par les institutions. Il a été choisi car il comporte de nombreux avantages. Les institutions sont convaincues qu’il est le meilleur système possible. Il touche tous les pays. L’idée est de rejeter le principe des politiques interventionnistes. Le discours libéral est appliqué au domaine financier, économique, monétaire et bancaire. Le F.M.I. et la Banque Mondiale demandent une politique d’ajustement structurel (réduction des coûts et des subventions, assainissement, équilibrage, etc) aux pays qu’ils aident. Le directeur de la Banque Mondiale Stiglitz considère néanmoins que la privatisation ne peut se faire dans certains secteurs de l’économie qu’il juge trop importants. Les programmes d’ajustement structurels visent à réduire de manière drastique les dépenses budgétaires. L’O.M.C. va dans ce sens. Elle s’inscrit dans une libéralisation des marchés au sens commercial. Elle prône la liberté de circulation des marchandises, capitaux, hommes et services (4 libertés) à l’échelle planétaire.
 

La mondialisation a réellement démarré dans les Trente Glorieuses, se qui s’est concrétisé par l’internationalisation des échanges. De 1945 à 1980, les échanges de biens et services se sont développés. De 1980 à nos jours, on a développé la globalization (mondialisation financière). Les marchés financiers se sont développés et les acteurs se sont enrichis. Les entreprises se sont délocalisées, multinationalisées et transnationalisées dans une logique de réduction des coûts (main d’œuvre, fiscalité, transport, etc). Les entreprises ont fusionné et se sont absorbées. Elles ont recherché une plus grande taille pour obtenir de meilleures économies d’échelle pour augmenter leurs profits. Aujourd’hui, tous les acteurs sont interdépendants : consommateurs, producteurs, fournisseurs de matières premières, État, O.N.G., etc. Les économies sont intégrées les unes par rapport aux autres : c’est le phénomène de mondialisation. La notion de frontière n’existe presque plus.

 

La remise en cause du modèle soviétique en URSS

Le 05/05/2021

Le contexte de l’arrivée au pouvoir de Gorbatchev

La remise en cause du modèle soviétique en U.R.S.S. connait un processus différent de celui des démocraties populaires. À la fin des années 1970 et au début des années 1980, l’U.R.S.S. est en récession. Elle connait également des changements structurels très importants qui mèneront à son effondrement. La productivité des usines diminue par rapport à l’après-guerre. De plus, le tournant libéral entrepris à l’Ouest déstabilise les systèmes soviétiques communistes. Le tournant libéral s’explique par de grands dysfonctionnements des États occidentaux (les États libéraux occidentaux connaissaient les « plans » avec une économie centralisée, mais pas à la soviétique : par exemple, en 1945, l’objectif du plan français était la reconstruction et celui de 1997 – 2002 était de favoriser la construction européenne). En 1985, Mickaël Gorbatchev arrive au pouvoir dans un contexte morose. Il lance la Perestroïka (réforme économique) et la Glasnost (réforme politique de transparence). La Perestroïka s’attaque notamment à l’alcoolisme et aux économies parallèles (travail au noir et économies souterraines). Le problème est que ces économies souterraines servaient de mécanismes régulateurs… En les supprimant, Gorbatchev met en péril l’économie soviétique. La remise en cause du modèle soviétique en URSS est en marche.
 

Des années marquées par des réformes profondes…

La centrale nucléaire de Tchernobyl connait un incident grave en 1986. Dans le même temps, les Soviétiques font face à une cuisante défaite en Afghanistan. L’U.R.S.S. doit aussi tenir devant le contre-choc pétrolier. La situation déjà difficile rend que les pénuries de plus en plus fréquentes jusqu’à devenir presque permanentes. La Pérestroïka est un échec. Gorbatchev annonce en 1987 une transition vers une économie mixte : une économie planifiée centralisée, mais qui accepte le marché, restreignant le rôle de l’État. Celui-ci s’occupe de la Défense, du programme social et des infrastructures territoriales. L’État commence à vendre des entreprises publiques. Le commerce extérieur, de quasi inexistant, commence à balbutier. Les entreprises sont placées devant leur propre responsabilité. Elles gèrent de manière autonome leur comptabilité, peuvent faire faillite et n’ont pas de compte à rendre à l’État. Les notions de responsabilité, d’innovation et de libéralisme apparaissent en U.R.S.S.. En même temps, les capitaux étrangers commencent à faire une timide apparition en U.R.S.S.. Les Joint Venture ou coentreprises (filiales communes) commencent à percer. Des capitaux arrivent en 1988. En 1988, la croissance fait son retour grâce aux réformes. En Occident, les pays renouent avec la croissance dans la seconde moitié de la décennie 1980. L’U.R.S.S. bénéficie donc de cette croissance. La remise en cause du modèle soviétique semble être une réussite à première vue.
 

…mais qui se révèlent être des échecs qui précipitent la chute de l’U.R.S.S.

Les entreprises éprouvent malgré tout des difficultés à s’équiper. La transition de l’économie planifiée à l’économie de marché est difficile et est marquée par un retour des inégalités. L’administration, trop bureaucrate, ne joue pas le jeu du libéralisme. Elle est trop lourde et trop rigide. Les prises de décision sont lentes et difficiles. Certains chefs d’entreprise ne jouent pas le jeu, étant trop bureaucrates. Ils préfèrent l’ancien système de régulation, tout comme une certaine partie de la population. En 1989, une pause est décidée pour l’économie socialiste. On ne décide de s’attaquer qu’aux aspects financiers et monétaires. On propose un assainissement économique et monétaire pour réduire l’inflation et le déficit budgétaire. On cherche à lutter contre l’endettement extérieur. En 1990, la croissance est négative. Le P.I.B. diminue de 3,6% (sévère récession). On propose une libéralisation. Une commission est créée par Boris Eltsine, dirigée par Chataline, pour basculer totalement dans une économie de marché. On préconise un plan (plan de 500 jours) : toutes les économies disposent de 500 jours pour passer à l’économie de marché. On laisse de l’indépendance aux démocraties populaires. Celles-ci peuvent intégrer la C.E.I. (qui remplace l’U.R.S.S.), créée en 1991. En août 1991, des militaires intentent un putsch pour revenir à l’ancien système communiste. Cela déstabilise totalement le pouvoir fédéral russe : d’économique, la remise en cause du modèle soviétique en URSS devient politique. Le putsch avorte, suite à une réaction de la population et le Parlement. Boris Eltsine se pose en défenseur du pouvoir fédéral. Le 8 décembre, on crée la C.E.I. (Ukraine, Biélorussie, Russie, Géorgie, Ouzbékistan, Tchétchénie, Turkménistan, Kazakhstan, Mongolie, Kurdistan, Estonie, Lettonie, Lituanie, etc).

 

 

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Le 04/05/2021

HEXAG⬢NE - Clément Freze - YouTube

 

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